LASS + Waykiki Boys + Sacha Terrat

Samedi 27 mai – 20h00

LASS

Le chanteur Sénégalais grandit à Mbatal, une banlieue lointaine de Dakar. Il est le plus jeune enfant d’une famille de 8 frères et sœurs. Il arrête le lycée assez tôt par manque de moyens, et il se consacre à sa passion, la musique. Il forge sa voix en chantant tous les matins pendant des heures face à la mer.

« J’essayais de chanter plus fort que les vagues » dit-il. « Devant cette immensité d’eau, il n’y a aucun écho, il faut pousser dans le ventre pour se faire entendre de l’océan. »
A la maison, sa mère écoute du mbalax traditionnel et une adaptation sénégalaise de la rumba importée depuis Cuba grâce aux mélodies d’Orchestra Baobab et du Super Diamono. La nuit, Lass écume les sounds-systems reggae, rap, dancehall, et il enregistre même dans le studio de Daara J une petite maquette qui fait sensation. Ses espoirs de percer dans la musique le motivent et l’incitent à ne pas de suivre certains amis qui montent dans les pirogues de fortune en partance vers l’Europe. « Les passeurs demandait de l’argent, et je n’avais pas un sou en poche. La musique et l’argent, ça faisait trop de raison de rester, j’ai décidé de ne pas partir. » C’est l’amour qui le pousse finalement à traverser la Méditerranée de façon légale pour s’installer dans la région lyonnaise en 2008.
Ses premières années en France ne sont pas un long fleuve tranquille, mais entre petits boulots et concerts dans les bars, Lass croise plusieurs producteurs qui remarquent sa voix aussi puissante que sensible. Il enregistre des morceaux dans des styles très différents, pour le collectif acoustique vintage Voilaaa de Bruno Patchworks, puis avec le duo électro Synapson. Certains de ces singles cumulent rapidement plusieurs millions de vues sur les plateformes. Un premier E.P. éponyme sort enfin chez Chapter Two en 2021.
Son premier album, réalisé par Raphael D’Hervez (Pongo, Minitel Rose) est sorti en juin dernier. Il s’intitule « Bumayé », un leitmotiv qui rappelle toutes les épreuves traversées pour en arriver là, et une référence au combat mythique de Mohamed Ali en Afrique, à Kinshasa en 1974 (cf. le documentaire oscarisé de Léon Gast « When We Were Kings »). Ce disque retrace le parcours de Lass, plus de trente ans de musique, avec des mélodies afro-cubaines de son enfance (Olou, Mero Pertoulo, Sénégal) et des beats digitaux signés par de jeunes producteurs talentueux (Dounia, Mo Yaro, Dolima.) Peu importe les styles et les rythmiques, le chanteur s’y pose avec la même aisance. La brésilienne Flavia Coelho et le chanteur reggae/soul Patrice lui donnent la réplique, chacun sur un morceau. France Inter et Radio Nova jouent ses morceaux en playlist, Télérama et Le Monde publient de jolis compliments à son sujet.

Waykiki Boys

Monté sur le ring pour scander son amour de la musique, Waykiki Boys est un trio à la force de frappe ébouriffante. Surfant sur les vagues de la cumbia péruvienne et du rock acidulé, le groupe s’invente un univers haut en couleurs aussi prenant que festif.

Sacha Terrat

LES DÉLICATES ESCAPADES DU TRIP HOP DES ANTIPODES

Chanteur, compositeur, artiste medium entre les arts et les sciences, les disciplines et les identités, l’insatiable Sacha Terrat explore le langage sous toutes ses formes avec une appétence sincère pour les mélodies raffinées et les expressions corporelles. Dans sa bulle créative et ses compositions ouvragées, il agence des correspondances entre la nature calédonienne, la biodiversité australe et le foisonnement urbain des métropoles occidentales. Et de ce mouvement pendulaire surgit une quête d’altérité et un désir profond et fécond d’universalité.

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