LA MAISON TELLIER + DIALLELE

Vendredi 13 décembre – 20h30

La Maison Tellier

Dans les villes traversées à l’occasion des tournées, en face de l’île Tatihou, aux studios ICP de Bruxelles, dans des studios implantés dans la campagne normande ou au coeur du Massif central, le
sixième album de La Maison Tellier s’est patiemment construit.
C’est le disque du grand retour des guitares et de chansons enregistrées vives – « live ». Plus que jamais, La Maison Tellier est la réunion de cinq musiciens qui offrent le meilleur d’eux-mêmes pour délivrer des chansons qui s’impriment dans nos mémoires et nous ramènent à nos adolescences, quand tout se noue et que se décide notre aptitude à nous engager, nous lier, nous confronter.

Après les premiers albums qui portaient le regard vers un ailleurs, après Beauté pour tous qui parfois contemplait le passé, après Avalanche qui scrutait en lui-même, Primitifs modernes semble regarder droit devant, et tout autour. La musique épouse cet élan en un disque physique et charnel, incarné en onze chansons qui se fraient leur chemin jusqu’à nous, convoquant la mélancolie douce des textes d’Alain Souchon ou Yves Simon, galvanisée par l’électricité d’un rock au classicisme élégant hérité du rock américain des années 90 à la manière de R.E.M.
Quand tout change, trop vite, il faut parfois savoir se rallier au premier, à l’éternel.
Primitifs modernes offre ceci : onze chansons qui nous ressemblent et nous ramènent à l’essentiel.

Diallèle

Après Les Métamorphoses du Chat (EP – 2016) & Utopia (EP – 2017), le trio instrumental Diallèle revient avec un album intitulé Quatre Degrés. Le trio explore, affine et développe dans ce nouvel opus une esthétique musicale en germe dans le précédent Utopia. Il mêle & fait se heurter les genres & les frontières pour construire une architecture rock, une ossature hybride dans laquelle se croise Post-Rock, Math-Rock, Pop, Jazz & Métal. Imprévisible & audacieux, ce disque au format court (36 mn) n’en demeure pas moins riche avec des titres comme Hostiles, Blast, PVC ou encore Gashadokuro Part 2 qui « en vrac » nous rappellent Tool, Sepultura, Queens of the Stone Age, Tyft, Deftones, King Crimson…et d’autres titres comme Aya Sofia, Last Flower ou encore l’indescriptible, le très noir et très beau Tooxow qui gravitent eux sur des orbites beaucoup plus jazz, voire folk…Ce disque bénéfice d’une belle production et révèle de manière limpide les articulations parfois complexes du trio Sax/Guitare/Batterie.

Diallèle « plante » avec ce disque les jalons d’une nouvelle esthétique, plus libre que jamais, et sachez Mesdames et Messieurs, que ça fait du bien !